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COLLECTION "LES SENTIERS DU PATRIMOINE" |
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Dans le cadre de ses éditions consacrées au patrimoine départemental, le C.A.U.E des Hautes-Alpes propose une toute nouvelle collection intitulée « Sentiers du Patrimoine ». Trois fascicules simples et pédagogiques sont actuellement disponibles sur l’art religieux, les fortifications ou les cadrans solaires. A découvrir dans les offices de tourisme, librairies et auprès du C.A.U.E.
Prix public : 2,00€ (dépositaires : nous contacter).  |
Il était une foi (le patrimoine religieux)
L'architecture religieuse locale, au gré des influences artistiques et des vicissitudes de l'histoire, s'est déclinée sous plusieurs identités. Du XIème au XIIIème siècle, l'art roman a trouvé là de nombreux moyens d'expression, tout en conservant simplicité et pureté de ses lignes, répondant à la pratique spirituelle d'une époque. Au cœur des vallées proches de l'Italie, l'influence lombarde sur le roman a été plus marquée, avec des formes et des décors parfois austères et des éléments plus sophistiqués (ex de la cathédrale d'Embrun). Au sud, dans le Buech ainsi qu'en moyenne Durance (ex de l'abbaye de Boscodon ou du prieuré de Saint-André de Rosans), l'école architecturale provençale s'est exercée notamment dans les abbayes et prieurés, sous l'impulsion des ordres monastiques. Si le mobilier sacré s'apparente généralement au baroque, la partie orientale des Hautes-Alpes a vu aussi un fort développement des peintures murales (XVe et XVème) sur de nombreux édifices, y compris les plus petites chapelles. |
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Fortifications alpines
Les Alpes, "frontière naturelle" ont joué un rôle majeur dans les politiques défensives de la France. Une multitude d'ouvrages militaires s'y sont installés, dans les massifs et les cols frontaliers de l'Italie (Piémont) ou de la Savoie. Axes de communication et d'échanges, les vallées ont servi de couloirs aux invasions et aux troupes, conduisant aussi à l'édification de fortifications autour des villes ou à la construction de places fortes, parfois loin des zones frontalières. Dans les Hautes-Alpes, elles se sont développées depuis le Moyen-âge à des carrefours stratégiques (Briançon, Embrun ou Gap), pour être plus tard remaniées, démantelées ou rasées. Au Sud du département (Buech), des donjons, tours et barris ont été édifiés, assurant d'autres formes de défense du territoire. Les traités (dont celui d'Utrecht en 1713) ont fait aussi évoluer les frontières, faisant naître ou disparaitre certains éléments fortifiés. Vauban apporta alors de nouvelles solutions aux places-fortes de montagne (Montdauphin ou Briançon), relevant les défis et contraintes du relief. Occuper les hauteurs, moderniser les ouvrages selon l'évolution des techniques et des armes, ont été au XIXème siècle, les derniers volets de cette architecture militaire haut-alpine, débouchant sur l'implantation de forts et batteries en plus en plus haut, suivie dans les années 1930, des fortifications dites "Maginot" (enterrées) dans le briançonnais.
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Cadrans de Lumière (les cadrans solaires)
Si la gnomonique (art de construire des cadrans solaires) est une science très ancienne, les cadrans solaires peints, sont apparus tardivement (fin du XVème siècle). Les plus anciens cadrans solaires des Hautes-Alpes ont été réalisés au début du XVIIIème siècle. Anciens ou contemporains, les cadrans haut-alpins se sont nourris souvent de l’expérience picturale et de la maîtrise des artistes italiens, dans une région où la montagne est proche du ciel et de ses lois. Des témoins discrets ou exubérants, porteurs d’histoires, de messages, de symboles ou de légendes, qui rappellent aussi avec philosophie, la fuite du temps qui passe… On recense aujourd’hui dans le département, près de 500 cadrans solaires, dont 150 peints aux XVIIIème et XIXème siècles (une quinzaine d’entre eux a été inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques). |
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